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| Paul Foucher
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| caricaturé, mystifié |
De gauche
à droite : Francis Wey et Paul Foucher - qui seul
ici nous intéresse. |
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Paul Foucher (1810-1875)
est donné ci-dessus selon Le
Grand Chemin de la Postérité (Les
hommes de lettres), tout récemment
reproduit (Plein Chant 2011), abondamment annoté
par Martin du Bourg. Dans cette édition, il
est rappelé que le beau-frère de Victor
Hugo avait abordé tous les genres:
roman (Tout ou rien,
roman nouveau), nouvelle (Les Passions dans le monde),
opéra (Le
Vaisseau fantôme), drame (plus de 60
pièces, mais la plupart en collaboration…). Pour
les contemporains, Paul Foucher apparaissait un bon
critique dramatique; ses articles ont été
recueillis dans Entre
Cour et Jardin et Les Coulisses du passé.
On le rencontre dans Le Romantisme et l'éditeur Renduel (Charpentier et Fasquelle, 1897), d'où l'on extrait le passage suivant (p. 57): |
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«La myopie, devenue
légendaire, de ce pauvre Foucher était,
dès cette époque, une source
inépuisable de plaisanteries, d'ailleurs
inoffensives, et provoquait parfois les incidents les
plus drôles. Le cabinet de Renduel était le
rendez-vous ordinaire des auteurs romantiques, qui
venaient y flâner en colportant les nouvelles
littéraires ou autres. Certain jour, Paul de Musset, qui avait un
talent particulier pour dessiner des charges ou
découper des silhouettes comiques, avait, tout en
causant, tracé une caricature frappante de Paul
Foucher et l'avait collée au beau milieu de la
glace. (…) Quelqu'un entre: c'est Paul Foucher (…) Il
raffermit son lorgnon, se penche tant qu'il peut et
reconnaît sa propre charge. Un autre aurait pu se
récrier; lui, il eut le bon esprit de ne rien
dire (…)».
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L'anecdote se termine en
queue de poisson.
Mais elle en amène une autre, relatée en note, page 58, où Adolphe Jullien cite un passage des Mémoires de Viel-Castel que l'on peut lire dans le texte original de Viel-Castel à la date du vendredi 14 février 1851. Le voici tel qu'il est donné par Adolphe Jullien: |
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«L’excellent Paul Foucher, avec sa mauvaise vue, était chaque jour en butte à de nouvelles mystifications. En voici de plus ou moins drôles, que raconte dans ses Mémoires le comte Horace de Viel-Castel: “Il a été longtemps notre victime aux deux Musset et à moi; nous lui faisions manger de la colophane pour du sucre de pomme et nous affichions partout sa caricature. Un jour, dans le journal l’Artiste, en rendant compte d'une de ses productions, j'ai imprimé qu'il était au moins l'égal de Molière, et il l'a cru. Je lui ai persuadé une autre fois qu'il était invité à un bal costumé chez les Ancelot, qui ne songeaient pas à lui et qui se chauffaient tranquillement au coin de leur feu; il arrive habillé en archer du XVIe siècle, costume collant, rayé jaune et noir, toque rouge, plumes blanches, le poignard au côté, la hallebarde à la main. L'entrée a été superbe, la surprise des Ancelot magnifique. Paul Foucher est resté jusqu'à minuit, attendant toujours le bal masqué.” Cette dernière farce est assez amusante et Champfleury l’a jugée telle, puisqu’il en a fait les Mésaventures de M. Tringle». |
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